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Il était près de minuit, un soir d'été où le temps ne semblait pas avoir remarqué que le calendrier était déjà près de la fin du mois de Juillet. Les températures malgré leur douceur n'étaient pas de saison. Au bulletin météo, il ne cessait de répéter qu'après des étés caniculaires les années précédentes, un été presque frais venait les prendre par surprise. Cela ne touchait pas que quelques quartiers dans Londres mais toute la Grande Bretagne et même dans le nord de la France ou de l'Allemagne.
Les pelouses de Privet Drive qui en cette période de l'année devrait être sèche et jaunissante à cause des restrictions d'eau dut à la forte chaleur, étaient d'un vert plutôt printanier. Les habitants de Privet Drive se réjouissait de pouvoir continuer à arroser abondement leur pelouse cette partie de l'année où normalement il ne devrait plus pouvoir. Se voir imposer des restrictions étaient pour eux presque un affront même si c'était courant que plus tard dans la nuit, beaucoup de riverains arrosés même lors des périodes de grandes chaleurs. Mais cette année, il n'avait pas besoin de faire cela en cachette. Le temps avait été dans l'ensemble maussade, gris et pluvieux.
Mais si il n'y avait que le temps qui pouvait préoccuper les habitants de Privet Drive ou de toute l'Angleterre d'ailleurs. Depuis plusieurs mois, des choses étranges se produisaient. Des disparitions quasi quotidienne, des morts inexplicables. Comme celle de toute une famille, retrouvée morte dans leur maison, porte fermée, fenêtre close, personne ne semblait y avoir pénétré et le plus étrange ce que ces personnes ne portaient aucune blessure sur eux. Ni entaille, ni coupure, ni trace de balle quelconque, rien.
Le gouvernement faisait tout son possible pour essayer d'apaiser ce climat de tension mais rien n'y faisait. Ils étaient dépassés depuis longtemps et les premiers ministres commençaient à défilés les uns après les autres. La crise était réelle et s'était installé.
Mais dans l'autre monde, le monde magique. La situation n'était pas meilleure. Le ministre de la magie, Rufus Scrimgeour était sur un siège éjectable. Malgré toutes ses actions rien n'y faisait, tout allait très très mal. Dans la Gazette du Sorcier, il essayait chaque jour de rassurer la communauté magique que les aurors progressaient et que les mangemorts et Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcé-le-nom serait bientôt enfermés en prison. Mais avant cela il devait recréer une prison autre qu'Azkaban car Azkaban a été quasiment détruite entièrement depuis la dernière évasion de mangemorts et la perte de contrôle de détraqueurs. Malgré le renforcement qui avait été fait, les aurors sur place n'eurent aucune chance et furent tous massacrés, un vrai carnage. Il semblait que le ministère de la magie aurait trouvé une ile à l'écart de tout au large du Groenland, pour y mettre une nouvelle prison mais l'information n'avait pas été communiqué.
Mais au 4 Privet Drive, quelqu'un ne dormait toujours pas et toutes ces histoires de temps qu'il entendait tous les jours comparaient à ce qu'il arrivait dans son monde était bien dérisoire.
Un jeune garçon de 17 ans, brun, les cheveux en bataille dont on pouvait croire avec conviction que toute tentative de les coiffer étaient veine, les yeux d'un vert émeraude peu commun et avec une cicatrice en forme d'éclair sur le front qui le rendait célèbre dans son monde, Harry Potter, repensait aux évènements qui s'étaient déroulés lors de sa sixième au collège Poudlard, l'école de sorcellerie. Cette année qu'il venait de passer avait l'une des plus étranges et mouvementés. Il découvrait un mystérieux Prince de Sang Mêlée qui grâce à son livre découvrit que ce dernier étaient très doué et très inventif. Il crée des sorts et il améliorait des potions déjà existantes. Son amour qui s'est déclarée pour Ginny la petite soeur de son meilleur ami qui au début lui posait un problème moral car il ne connaissait pas la réaction de son ami, puis leur rupture en fin d'année. La recherche des Horcruxes de Voldemort avec le professeur Dumbledore. Puis son assassinat par le professeur Rogue dans l'enceinte même du château. Cela faisait beaucoup pour une année.
Il y avait un cause à effet compte tenu de la mort de Dumbledore, Voldemort n'avait plus vraiment d'obstacles. En réalité, il lui en restait un et il se trouvait en ce moment même dans cette chambre à Privet Drive.
Harry se disait dans un sens que ces derniers jours à Poudlard en enlevant bien sur la mort de Dumbledore avait été les plus heureux de sa vie car il avait enfin presque trouvé un équilibre. Il s'était senti un peu plus heureux qu'à l'habitude et s'était enfin senti utile avec Dumbledore. Mais cela était terminé maintenant, tout est différent, les choses changent, le temps passe.
Harry ne pouvait s'empêcher de penser que tout était la faute d'une maudite prophétie qui le concerné lui et Lord Voldemort. Cette dite prophétie avait été rapporté par ce traître ce qui avait coûté la vie de ses parents, tout était parti de là. Ensuite il y avait toujours une chose qu'il ne pouvait comprendre. Pourquoi ? Pourquoi Dumbledore lui faisait t-il confiance ? Avait il une véritable raison ou c'était il fait trompé lui aussi.
Harry revoyait souvent lors de ses rêves, cette nuit où tout avait basculé et plus il l'a revoyait plus il trouvait que quelque chose clochait, que tout ne tournait pas rond. Dans un coin de sa tête, il se disait que Dumbledore pouvait être toujours vivant que Rogue avait peut être fait une sorte de diversion pour faire croire à sa mort. Mais très vite la voix de la raison lui rappelait que cela était quasiment impossible et pas très plausible non plus.
A plusieurs reprises, des personnes qui lui étaient chères étaient mortes. Son ami Cédric, puis l'année dernière Sirius son parrain et pour terminer il y a quelques semaines, Dumbledore qu'il considérait comme son mentor et comme un allié précieux.
Depuis qu'il était rentré un peu en avance par rapport à l'habitude chez les Dursley, qui n'avait pas apprécié cette petite surprise, Harry n'avait pas fait autant de choses que les autres années. Il n'était pas d'humeur à vouloir faire grand chose non plus et cela ce comprenait très bien. Lorsque les Dursley étaient présents dans la maison, Harry préférait resté enfermer dans sa chambre pour être sur de ne pas être vu tant il était mal au fond de lui. Il ne se sentait pas d'humeur à supporter les Dursley quoi qu'il fasse. Lorsqu'il était sur que plus personne ne pouvait le voir, il sortait de sa chambre et aller prendre de la nourriture dans le frigo. Mais si on pouvait appeler cela de la nourriture vu le peu de choix qu'il y avait dans le frigo, Harry était d'autant plus démoralisé et faible. Dudley était forcé de suivre un nouveau régime contraignant car le dernier avait été un lamentable échec et d'après la tante Pétunia tout le monde devait le soutenir. Pourtant Harry vit et entendit plusieurs fois Dudley, lorsqu'il était seul mangé des tablettes de chocolat ou d'autres friandises en cachette. Il n'était pas très discret mais pourtant ni son oncle, ni sa tante ne l'avait remarqué c'est à dire qu'il fermait presque les yeux là dessus.
Dudley avait continué à faire de la boxe dont son père était très fier. Il participa même au championnat national. Dudley, à ce tournoi avait perdu dès le premier tour contre une fille si on pouvait appelait cela une fille, plutôt une colosse. Ses parents lui racontaient que cela n'était pas un grand drame et que ce n'était pas la fin du monde. Mais ce qu'il ne savait pas c'est que Dudley s'était tellement vanté de pouvoir aller à ce tournoi national que lorsque la rumeur sur sa défaite contre une fille s'étaient répandus, il fut la risée de tout son lycée.
Certaines fois lorsque la voie était libre, il sortait se promener près du parc où il allait souvent. Mais cela il le faisait très rarement maintenant. La balançoire sur laquelle il restait avant n'était plus là, elle avait été cassée et non réparée.
Depuis ce qui était arrivé, il n'avait plus vraiment goût à certaines choses. Il lui paraissait futile voire même quelque fois dérisoire.
Alors que Harry semblait somnoler sur son lit qu'il n'avait pas quitter de la journée, 1 hiboux pénétra dans sa chambre passant par la fenêtre laissait ouverte pour Hedwige. Il reconnu la chouette qui était Coquecigrue, la chouette de Ron. Il prit la lettre et lut :
« Salut Harry,
C'était pour te demander comment ça aller. Nous à la maison, ce n'est pas le top mais bon on vit avec. Toi j'espère que ça peut aller de ton côté. Voila je voulais te dire que après demain nous viendront te chercher pour t'amener au Terrier. Hermione devrait arriver juste avant toi. Alors à bientôt, Ron. »
Dans deux jours. Cela signifiait que demain serait sa dernière journée à Privet Drive et cela le réjouissait dans l'ensemble. Cela aussi correspondait avec sa date d'anniversaire. Dans deux jours, il changerait totalement d'univers. Il serait au Terrier, il retrouverait aussi la famille Weasley qu'il considère comme sa « seconde famille ». Le seul problème et pas le moindre était Ginny. Il ne savait pas comment elle avait supporter cette séparation. Il ne savait pas non plus qu'elle serait sa réaction ou même la sienne. Il ne pouvait l'approcher sans la toucher, la voir sans pouvoir l'approcher et ne pouvait être heureux sans être avec elle. Il ne savait pas quoi faire. Il s'était posé la question tout le début de l'été mais n'avait pas trouver de véritable réponse. C'était un vrai dilemme. Il y a quelques semaines, il lui avait dit qu'il voulait la quitter à cause de tout ce qui l'entourait. Elle avait semblait le comprendre et ne s'était pas mise à pleurer ou quoi que soit d'autre. Elle avait compris son geste et l'avait approuvé même si cela devait l'attristée fortement. Devant lui, elle avait voulu paraître forte pour qu'il ne se sente pas coupable. C'est en partie pour cela qu'il l'aimait tant.
Harry pensa qu'enfin il changerait un peu d'air, cela lui changerait les idées car cette chambre lui rappelait tellement de mauvais souvenirs. Il arrêterait peur être de ressasser tout le temps tout ces évènements tragiques et à se demander pourquoi le destin s'acharnerait-il autant sur lui, il n'avait rien demander de tout cela.
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Une petite musique pour lire c sympa, moi j'aime bien faire ça après vous êtes pas obligés. Pour écouter c'est ici et c'est le groupe The Killers " When you were young "